La Durance

Pont de Mirabeau - 84120 MIRABEAU Voir sur la carte
 
 
La Durance (en occitan : Durença selon la norme classique, ou en provençal : Durènço selon la norme mistralienne) est une rivière du Sud-Est de la France se jettant dans le Rhône, dont elle est le deuxième affluent après la Saône pour la longueur et le troisième après la Saône et l’Isère pour le...
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Pont de Mirabeau


84120 MIRABEAU

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La Durance (en occitan : Durença selon la norme classique, ou en provençal : Durènço selon la norme mistralienne) est une rivière du Sud-Est de la France se jettant dans le Rhône, dont elle est le deuxième affluent après la Saône pour la longueur et le troisième après la Saône et l’Isère pour le débit. D'une longueur totale de 323,8 kilomètres, la Durance est la plus importante rivière de Provence.

Rivière dite « capricieuse », autrefois redoutée pour ses crues, elle a été soumise à un effort continu d'aménagement, en particulier depuis le XIXe siècle, à des fins hydrauliques (approvisionnement en eau potable de Marseille et des villes alentour) et hydroélectriques (avec le Verdon, 6 à 7 milliards de kWh produits par an). Elle conserve cependant sa forme de cours d'eau en tresses sur la plus grande partie de son cours.

12 millions d’années avant notre ère, la Durance bifurquait vers le sud entre la chaîne des Côtes et les Alpilles, passait le seuil de Lamanon, et allait se jeter directement dans la Méditerranée, faisant un large delta dont l'étang de Berre et la Crau sont des restes. Cet itinéraire est d'ailleurs grosso modo celui emprunté aujourd'hui par le grand canal EDF, qui s'éloigne de la Durance à Mallemort et se jette dans l'étang de Berre.

Pendant la glaciation de Riss, la Durance prenait sa source aux environs de Sisteron, où se terminait la calotte glaciaire recouvrant les Alpes. C’est également pendant cette période que la Durance modifie son cours aval10.

Les différents épisodes glaciaires ont entraîné la formation de terrasses : le glacier qui descendait jusqu’à Sisteron pendant la glaciation de Riss a créé une terrasse qui domine le cours de la Durance de 60 m environ. Pendant la glaciation de Würm, deux terrasses se sont formées, environ 15 et 10 m au-dessus du lit actuel. Par endroits, on trouve encore une ou deux terrasses postglaciaires (de l'Holocène, donc formées il y a moins de 10 000 ans).

À cette période, la Durance se jetait dans le Rhône, non pas en aval mais en amont d'Avignon. Son cours partait de Cheval-Blanc pour se diriger vers Vedène, coupant le lit de la Sorgue et rejoignait le fleuve au nord du rocher des Doms. Cela a été mis en évidence par des forages à Saint-Saturnin-lès-Avignon, Jonquerettes et Entraigues-sur-la-Sorgue qui ont révélé un épandage alluvial typiquement durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur dans toute la plaine de la Sorgue.

Entre Sisteron et Volonne, la Durance s’écoule dans une vallée de roches calcaires, de grès et de marnes datant du Crétacé. Au confluent de la Bléone, on trouve de larges nappes alluviales du quaternaire, dont les alluvions les plus anciennes sont cimentées par du carbonate de calcium.

Dans la vallée moyenne de la Durance, quatre couches de sédiments se superposent:

une nappe alluviale grossière et liée, d’environ 40 mètres d’épaisseur, datant de la glaciation de Riss ;
une couche de limons de 20 mètres d’épaisseur environ, datant de la même époque ;
un paléosol, parfois recouvert de graviers apportés par des ruissellements torrentiels ;
une couche de colluvions superficielle.

De la source à Serre-Ponçon : la Haute-Durance

Jusqu'au lac de Serre-Ponçon, la Durance circule dans une vallée plus ou moins large entourée des hautes montagnes du massif cristallin du Pelvoux. C'est une rivière alpine au régime nival, avec des hautes-eaux en juin et un débit soutenu même en été. Le torrent du Montgenèvre se jette dans la Clarée, traverse Briançon puis reçoit la Guisane. Il se dirige alors vers le sud et reçoit les eaux de la Gyronde (torrent glaciaire des Écrins) à L'Argentière-la-Bessée. Son cours s'infléchit vers le sud-sud-est jusqu'au confluent avec le Guil en dessous de Guillestre et Mont-Dauphin, puis repart vers le sud-sud-ouest et se jette dans le lac de Serre-Ponçon un peu en aval d'Embrun. Le confluent avec l'Ubaye a été noyé lors du remplissage du lac.

De Serre-Ponçon à la clue de Mirabeau : la Moyenne-Durance

Vallée de la Durance au niveau de la commune des Mées, avec au second plan la partie nord du Plateau de Valensole et en arrière-plan le Mourre de Chanier. On voit le canal EDF, mince ligne blanche à la limite entre les plus hautes terrasses cultivées et la base des collines.

La moyenne Durance coule dans un paysage qui change radicalement, car les montagnes s’écartent et des plateaux de plus en plus vastes les remplacent. Le lit lui-même redevient encaissé, creusant dans les terrasses alentour un sillon de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de profondeur. Ici, le régime de la Durance devient méditerranéen : crues provoquées par les pluies automnales, étiages sévères en été. Juste avant la clue de Sisteron, la Durance conflue avec le Buëch, qui a récupéré les eaux du canal EDF. De nombreux affluents mineurs au régime pluvial se déversent également près de Sisteron (Sasse, Jabron, Vançon).

Comme plus en amont, la Durance reste entourée de collines ou de plateaux, mais la vallée s’élargit en une plaine alluviale de plusieurs kilomètres de largeur (5 km à Manosque), récemment aménagée avec le développement d’une agriculture moderne et la construction de l'autoroute A51.

La rivière reçoit les eaux de la Bléone près des Mées, l’Asse quelques kilomètres au sud d’Oraison. Le Verdon se jette dans la Durance à proximité de Cadarache : le lieu de confluence est difficile à voir à moins de se placer en hauteur.

Plusieurs barrages ont été construits le long du cours moyen de la Durance, en plus de Serre-Ponçon : Espinasses, Sisteron, L’Escale et Cadarache. Ce sont plutôt des prises d’eau dont le but principal est de dévier la plus grande partie du débit de la rivière dans le canal EDF qui alimente des usines hydroélectriques ; les lacs qu’ils créent ne peuvent pas servir à réguler le cours de la rivière. Une partie de l’eau est utilisée pour l’irrigation.

Basse-Durance : de Jouques à Avignon

La vallée se resserre sur quelques kilomètres avec le franchissement de la clue de Mirabeau (200 m de profondeur16), qui coupe un anticlinal de calcaires jurassiques17. Elle s'élargit ensuite de nouveau en une plaine encore plus large jusqu'au confluent avec le Rhône. Son orientation passe de nord-sud à est-ouest, comme les petits chaînons provençaux entre lesquels elle coule (Alpilles et Luberon). La Durance ne reçoit qu'un affluent significatif pendant cette dernière partie du cours : le Coulon, qui contourne le massif du Luberon par le nord.

 
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