La Faune et la Flore du Luberon - Nature. Garrigues, chênaies.

Le Château

84240 La Tour-d'Aigues

Le parc du Luberon s'étend sur 16 5000 hectares, de Cavaillon à Villeneuve (Alpes-de-Haute- Provence), chevauchant la montagne du Luberon. 155 000 personnes sur 71 communes.

Sur ce vaste territoire, on dénombre cinq écosystèmes distincts : la garrigue, les pelouses des crêtes, les chênaies, les falaises et le petit Lubéron.

On rencontre la garrigue sur le versant sud du Luberon. En effet, les terrains calcaires rocailleux favorisent les formations broussailleuses d'arbustes et d'herbacées, typique de la garrigue. Cependant, la nature du sol détermine le type de garrigue qui y pousse. Les sols meubles permettent à la garrigue dominée par les chênes kermès de se développer, tandis que les sols compacts accueillent, plus volontiers, un type dominé par le romarin.

Ce type de flore abrite deux espèces intéressantes : le lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe (60 cm), dont on peut observer, chez le mâle pendant la période de reproduction, un changement de couleurs des flancs qui se couvrent d'ocelles bleus. Le pachyure étrusque, quant à lui, est le plus petit mammifère du monde (1,5 à 2 grammes pour 6 cm) et vit essentiellement dans la garrigue, mais on peut également le trouver dans les habitations et les friches.

Façonnées par les contraintes climatiques (vent, sécheresse estivale, basses températures en hiver) et par le pâturage des troupeaux, les pelouses des crêtes présentent un relief couvert d'une végétation basse ou rampante. Cette végétation à première vue austère se charge au printemps d'un tapis fourni de touffes de graminées (fétuque ovine, brome érigé, etc.) auxquels s'associent, dans un feu d'artifice coloré, différentes sortes d'orchidées (dont l'orchis mâle ou ophrys de Bertolon, qui est une espèce protégée), le genêt de Villars ou les inules des montagne.

Au milieu de cette profusion florale, évolue un grand nombre de lépidoptères (famille du papillon) dont une espèce protégée : l'Apollon, aux ailes jaune paille mouchetées de taches noires et rouges. Et avec beaucoup de chance, on peut espérer apercevoir le bruant zizi (oiseau plus facile à entendre qu'à voir).

Présentant des sols profonds et une atmosphère fraîche, les versants nord sont dominés par les chênes blancs, ou pubescents. Ces arbres à feuilles caduques, en plus d'apporter au paysage ses couleurs magnifiques, surtout en automne quand ils se teintent de jaune et de marron, laissent suffisamment filtrer la lumière pour qu'une flore variée s'y développe. On observera surtout la frascinelle (espèce protégée), une fleur dont les feuilles ressemblent à celles du frêne et qui dégage une odeur de citron, ou le clitocybe nébuleux, un champignon à la comestibilité contestée, poussant dans des bois frais. Les bécasses des bois et les sitelles torchepot (un petit passereau) sont les hôtes chantant de cette forêt. Cependant, l'exploitation par l'homme de la chênaie (charbon de bois, chauffage et constructions) a appauvri le sol, favorisant l'érosion, et a rendu le terrain plus propice au chêne vert qui se développait principalement sur les sols pauvres et secs du versant sud.

Contrairement au chêne blanc, le chêne vert possède un feuillage persistant, caractéristique des régions méditerranéennes, formant un taillis ombragé, touffu et sombre d'où émergent quelques arbustes qui s'acclimatent aussi à la sécheresse.

Dans cet environnement, on trouve le geai des chênes, très friand de glands qu'il dissémine alentour, la fauvette à tête noire, dont le chant peut être confondu à celui du rossignol ou du merle, et le hibou moyen duc, bien qu'il soit plus coutumier des forêts de conifères. Dans ce sous-bois presque impénétrable, les provençaux vont chercher le fragon, ou petit houx, qu'ils utilisent dans les décorations de Noël. On notera également la présence d'une liane : la garance voyageuse.

Pour les ornithologues, le paradis se situe au cœur de la zone des falaises escarpées, des canyons, des grottes et des éboulis. En effet, ce paysage chaotique est le royaume des rapaces. Les plus notables sont les aigles de Bonelli qui affectionnent les falaises mais dont il ne reste plus qu'un couple dans le Luberon, et le vautour percnoptère, petit charognard et dernier représentant de la famille des vautours en Provence.

Dans cet espace minéral, la flore est très restreinte et se compose de végétaux dont les racines joue le rôle de stabilisateur (c'est le cas du laser de France, de l'épilobe à feuille de romarin ou l'orpin âcre). A l'image du parc, le petit Luberon présente un relief et une végétation très variés. Ce paysage de falaises et de combes constitue un biotope idéal pour les rapaces et les reptiles. La flore n'est pas en reste puisqu'un circuit botanique fléché, partant de la majestueuse forêt de cèdres, a été aménagé.

Période d'ouverture


Tarifs


Périmètre géographique :
La Tour-d'Aigues,

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