Inspirée par le Luberon : interview de Françoise Bourdin sur son dernier livre Quelqu'un de bien

Article mis à jour le 08/06/2020 - écrit par Stéphane | Découverte

Françoise Bourdin nous a fait l'honneur de répondre à quelques questions suite à la sortie de son dernier roman, "Quelqu'un de bien", dont l'intrigue se situe dans le Luberon.


Françoise Bourdin, une écrivaine prolifique

Elevée par des parents artistes, Françoise Bourdin découvre la littérature dans la bibliothèque de son père. Elle se met à écrire très jeune et publie son premier roman, « Les Soleils Mouillés », à l’âge de 19 ans. Elle vit aujourd’hui en Normandie et a publié à ce jour 47 romans, pour la plupart aux éditions Belfond.

Elle est aussi scénariste de profession pour la télévision, beaucoup de ses romans ayant été adaptés sur le petit écran. Ecrivaine bienveillante, généreuse, elle aime raconter les préoccupations de ses contenporains, ce qui fait d'elle une romancière très populaire pour toutes les générations.

Bonjour Françoise, merci beaucoup d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Votre dernier roman, « Quelqu’un de bien », paru le 20 mai dernier aux éditions Belfond, met en scène Caroline Serval, jeune médecin généraliste qui s’installe dans le Luberon et qui exerce son métier avec passion et dévouement, aux côtés de sa sœur Diane, secrétaire médicale. Devant la pénurie de médecins qui sévit dans la région, elle doit accepter de plus en plus de patients, au détriment de sa vie privée. À côté de chez elles, dans une grande bastide, vivent les frères Lacombe. Paul et Louis vivent tous deux dans la propriété viticole de leur père désormais installé en maison de retraite. Paul, attaché à la terre et à la vigne, produit un vin nature, tandis que Louis, informaticien, vient de quitter Paris pour retrouver ses racines.

Les destins tourmentés des personnages vont s’entremêler sur fond de secrets de famille, de mistral et de soleil provençal.

Vous êtes une écrivaine prolifique (47 romans à ce jour), qu’est-ce qui vous a destiné à l’écriture, d’où vous vient votre passion pour l’écriture ?

"J’ai toujours aimé écrire, dès que j’ai su ! Petits poèmes naïfs, courtes nouvelles, ébauches d’histoires. C’était donc, depuis l’enfance, mon moyen d’expression et ce qui permettait à mon imagination de s’épanouir."

Vous aviez déjà situé l’intrigue d’un autre de vos romans dans le Luberon (« un été de canicule »), qu’est-ce qui vous a donné l’idée de situer à nouveau l’histoire de votre dernier roman dans cette région ?

"J’adore cette région du Luberon, et toute la Provence. J’y suis très souvent venue et j’y ai de formidables souvenirs, en particulier d’Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer, mais aussi de Manosque, d’Eygalières et de Cucuron où j’avais des amis, sans oublier la fascinante Camargue, ni les Baux-de-Provence chers à mon cœur."

Où écrivez-vous vos romans, sur le lieu de l’intrigue ou bien chez vous, en faisant appel à vos souvenirs ?

"J’écris toujours chez moi, dans ma maison normande. Mon petit bureau ouvre sur un jardin plein de grands arbres, et il est rempli de souvenirs, photos ou objets qui me parlent. Si j’écris un roman qui se passe dans un endroit que je connais mal, je vais y séjourner quelques jours. Je l’ai fait pour l’Ecosse !"

Qu’aimez-vous le plus en Provence lorsque vous y venez ?

"Ce que j’aime en Provence est avant tout la couleur du ciel, incomparable, les toits de tuiles, l’accent chantant, les paysages sauvages et la littérature, de Giono à Pagnol, de Mistral à Daudet."

Qu’est-ce qui vous a inspiré le sujet des déserts médicaux pour « Quelqu’un de bien » ?

"Le thème des déserts médicaux est un sujet très actuel et très répandu. Le problème existe aussi bien en Normandie que partout ailleurs dès lors qu’on est loin d’une grande ville. Les généralistes partant à la retraite ne sont pas remplacés, les cabinets qui subsistent sont débordés, du coup les gens vont aux urgences des hôpitaux et les saturent."

On y parle aussi de vins bio, il est vrai que le Luberon compte de nombreux domaines viticoles en agriculture biologique, comment faites-vous pour vous documenter ?

"Je connais assez bien le monde de la viticulture, et parler du rosé me plaisait car c’est un vin qui retrouve toutes ses lettres de noblesse. Les vins naturels proposent un retour aux saveurs de la terre sans la forcer. C’est bon pour l’environnement, et pour le palais !"

Le Luberon et la Provence sont aussi connus pour leur art de vivre, dont fait partie la gastronomie, quel est votre plat provençal favori ? Votre vin favori ? Un accord met/vin préféré ?

"Mon repas préféré en Provence :  saucisson d’Arles en apéritif, puis un bon melon, ensuite des rougets grillés au fenouil, un fromage de chèvre et quelques calissons ! Le meilleur accord met/vin serait un bar avec un rosé Minuty."

Merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions Françoise, et d’avoir mis à l’honneur notre belle région dans votre dernier livre, "Quelqu'un de bien" (éditions Belfond), à découvrir dans toutes les bonnes librairies ! À bientôt dans le Luberon !


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